Exposition : Anouck Everaere

Date de l’événement : mercredi 13 février 2019

Lieu de l’événement : Vals-les-Bains

A la salle Volane, du lundi au vendredi, du 28 janvier au 17 février, de 8h30 à 12h00 & de 13h30 à 17h30. Le week-end selon les artistes.

Photographies.

  • Elle a commencé à photographier des stations services il y a quatre ans, avec un besoin d’accumuler des images des lieux de son enfance, elle a développé une forme d’obsession pour ces géants de tôles qui abritent et remplissent. Très inspirée par le travail de Ed Ruscha (Twentysix Gasoline Stations) aux Etats-unis ou de Hans et Hilla Becher en Allemagne. Elle se fraye un chemin à la recherche de stations services en déclins. Celles qui l’intéressent le plus sont les plus usées, les stations à l’abandon qui dépérissent lentement sur le bord de la route. Une station service vieillit mal, la structure industrielle résiste peu aux intempéries et au manque d’entretien. C’est là qu’elle devient belle. Cet état des lieux un peu triste et silencieux représente des espaces qui lui sont propres, qui lui sont chers. Elle écume les routes, les rues, les chemins et tombe régulièrement sur ces petites zones perdues que plus personne ne regarde. Au travers des stations services, c’est tout le champ lexical du voyage qui s’ouvre par son prisme.
    La localisation n’a pas d’importance, seule l’ambiance du moment de la prise de vue compte, il lui arrive d’attendre une heure que le vide se crée dans le champ de l’image pour que le charme opère.
    Un « débord » c’est premièrement la « partie d’une route qui borde le pavé ». La station service représente pour elle un non-lieu, par sa place au bord du chemin et son invisibilité dès sa fermeture.
    « Débord », c’est aussi un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Avec le temps et l’accumulation d’images, elle s’interroge sur la dimension économique des excès du traitement des énergies fossiles et des conséquences sur l’environnement.
    Car le « débord » désigne également l’«éruption, en parlant des humeurs». Cette accumulation de station-service est une représentation des conséquences suscitées par ces espaces industriels, qui posent un véritable questionnement quand à l’utilisation futur de nos ressources. Le pétrole est en voie d’extinction.
    En photographiant ces stations elle a déjà l’impression de saisir les derniers instants d’une époque bientôt révolue. Ce motif dans le paysage sera bientôt un stigmate de notre sur-consommation.

Entrée libre.

Renseignements, Centre culturel valsois : 04 75 37 49 21

Site internet : https://www.lesquinconces.com/