///Lamuzgueule fait swinguer Festi Wood à Saint-Vincent-de-Barrès

Lamuzgueule fait swinguer Festi Wood à Saint-Vincent-de-Barrès

A Saint-Vincent-de-Barrès se tenait le samedi 25 août la 4ème édition de Festi Wood. Nous arrivons sur les lieux aux environs de 16 heures. Quelques ateliers ont débuté et commencent à animer le camping le Rieutord où se tient le festival.

Des ateliers avant de profiter des concerts

L’atelier de jeux en bois d’Ardéjeux remporte un franc succès auprès des enfants qui peuvent expérimenter le billard japonais, passe-trappe ou encore Weykick. Plus loin, on peut immortaliser sa venue à Festi Wood grâce à un décor passe-tête à l’effigie d’animaux. A quelques pas de là, un atelier détente et yoga ainsi qu’une initiation au Hang. Cet instrument à percussion inventé en Suisse dans les années 2000 intrigue les petits et les grands. Il est très difficile à réaliser mais certains sont fabriqués en Ardèche sur la commune de Le Pouzin ou Joyeuse. Certains modèles se jouent à mains nues et d’autres avec des battes. A côté, et tenue également par l’association FeedBack, un atelier art du cirque. L’espace de sérigraphie mobile est le dernier à s’installer dans les allées du camping.

Et tout de suite c’est le succès pour cette activité toute particulière. Les enfants se pressent vers ce stand, qui leur permet de créer en quelques minutes un t-shirt, un sweat avec une licorne ou une tête de mort. L’animateur de Pawn Ink explique aux curieux le fonctionnement tout particulier de cette fabrique à t-shirt personnalisé. Le succès est si grand que l’outil ressemblant à un sèche cheveux servant à finaliser les oeuvres ne supporte pas la cadence. En urgence, l’animateur part quelques minutes chercher un autre appareil de remplacement. Il nous dira plus tard avoir fait au moins une trentaine d’initiation.

Les artistes arrivent peu à peu sur les lieux et pendant que certains font les balances, d’autres s’initient aux percussions. Le début des concerts c’est pour bientôt mais il va falloir encore patienter. Et pour cela, Cousine Machine va nous aider. Elle propose un blind test avec cadeaux à la clé qui débute à 18h30. Il faut trouver l’artiste qui chante la chanson  pour être récompensé. Plusieurs thèmes se succèdent : «vacances», «le mot Wood» et «il fait chaud». Tout se déroule dans la bonne humeur et les artistes de la soirée eux mêmes viennent s’amuser autour du podium de la DJ.

Un début en douceur avec ANGL

Après cet échauffement, il est désormais l’heure de passer aux concerts des artistes. Il est 19h20 et la scène accueille les drômois de ANGL. C’est un duo composé d’une chanteuse et d’un guitariste qui jouent également du clavier. La chanteuse invite les spectateurs à se rapprocher de la scène afin de se réchauffer et amener de la chaleur humaine. Il est vrai que l’atmosphère est très fraîche sur le festival. Avec une voix langoureuse et un rythme mélodieux le public découvre l’univers feutré et cocooning du groupe. Une bonne entrée en matière pop et électro. Après une heure de concert il faut cependant laisser sa place à l’artiste suivant qui promet, lui, d’être beaucoup plus énergique. C’est Cousine Machine et sa playlist de titre qui assure les transitions lors des changements de scène.

Un flow énergique avec Madame Bert

On se retrouve donc dans un tout autre style. Le chanteur arrive casquette sur la tête prêt à libérer toute son énergie sur scène. Originaire de Valence Angeles il représente tous les «drômadaires». Comme il aime le crier haut et fort dans un de ses titres, c’est un «artiste local, agité du bocal» et qui a besoin de son public pour vivre de sa musique.  Il invite d’ailleurs le public à soutenir tous les artistes locaux du festival. Et il faut reconnaître, que cet agité là fait plaisir à voir sur scène. Le public est ravi et suit le chanteur dans ses délires. Comme sur le titre Crème de la crème où le public rajoute crème de marrons aux paroles de l’artiste. Avant sa dernière chanson, le chanteur qui a tout donné a besoin de se rafraîchir. Pour cela, il prend la bouteille d’eau qui lui servait pour boire jusque là et se la vide sur la tête. Cela prouve l’intensité de son concert car la nuit est très fraîche et les festivaliers ont plus tendance à enfiler une petite laine. Il doit maintenant laisser sa place à l’artiste suivant.

Lamuzgueule pour faire danser les festivaliers

Il est environ 22h15 et Lamuzgueule prend possession des lieux. Le groupe retrouve l’Ardèche puisqu’il était sur la scène Météore de l’Ardèche Aluna Festival en juin dernier. Le public semble apprécier l’électro swing des isérois. Ils interprètent leurs chansons mais aussi quelques reprises à leur manière. Ainsi, on entend des titres revisités de Rihanna ou encore Gangsta’s Paradise de Coolio. Ce titre sera d’ailleurs dédicacé à leur chanteur absent. La scène est très colorée à l’image de la tenue de la chanteuse avec comme décor, la jungle. En effet, leur dernier album en date s’appelle Zoo Logic. Il est 23h30 et après avoir bien fait danser les festivaliers, il faut laisser la place au groupe suivant.

Du rock avec Jak’s

Le dernier groupe à investir la scène de Festi Wood est Jak’s. Plusieurs essais sons et voilà le groupe lancé ! Du gros son rock, qui nécessite encore quelques ajustements pendant la prestation. Ainsi, on voit le technicien sons se balader au milieu du groupe afin de procéder aux derniers réglages. Ce sont quatre amis issus de Valence, Grenoble et Lyon et leur énergie est encore là à cette heure avancée de la nuit. Les guitaristes, bassistes sont très agités et n’hésitent pas à monter sur la grosse caisse pour en sauter.

Il est 1 heure du matin et pour nous Festi wood se termine. C’est un festival à découvrir, qui reste accessible et possède une ambiance très familiale. Un très grand merci à Solène pour l’organisation et l’invitation. Bravo aux 40 bénévoles qui se succèdent durant les trois jours pour le montage, le festival et le démontage des infrastructures. Les 350 festivaliers présents vont pouvoir repartir des souvenirs et des chansons plein la tête.