En 2018, Samuel Coste-Chauvin se lance dans la fabrication de skateboards et longboards en bois de chêne et hêtre local. Un véritable défi pour l’ardéchois de 35 ans à l’époque car c’est généralement l’érable chinois ou canadien qui sert à fabriquer les célèbres planches à roulettes.

Des techniques à adapter

Dans son atelier de fabrication de meubles et objets de de décorations, Samuel reçoit parfois ses amis skateurs. Ceux-ci remarquent une presse hydraulique héritée de son grand père qui, selon eux, servirait bien à fabriquer des planches à roulettes. Plusieurs fois, ils le mettent au défi. Alors, il veut en savoir plus sur le domaine et se fait tout expliquer avant de se lancer. Puis, le barrésois les prend au mot mais il se rajoute quelques contraintes. En effet, hors de questions d’utiliser du bois qui viendrait de pays lointains. Un impact carbone trop élevé et loin des valeurs éthiques qu’ils portent avec son entreprise. C’est donc logiquement qu’il fait le choix de bois locaux comme le hêtre et le chêne.

Mais tout n’est pas si simple, il faut adapter les techniques. Il faut choisir les bonnes essences, réaliser ses propres feuilles de bois que l’on va ensuite coller pour confectionner la planche. Il travaille sur un prototype et bien sûr utilise la fameuse presse hydraulique afin de réaliser les tests de résistance. Après plusieurs mois, en  septembre 2018, il tient enfin son premier prototype. Pour les tests de résistance, c’est bien, mais il faut aussi des tests grandeurs natures pour valider ce prototype.

Il part logiquement à la rencontre des skateurs chevronnés pour qu’ils fassent des tests sur le terrain. Pour cela, il se rend au skate-park de Bourg-lès-Valence et y passe des soirées entières. Besogneux, il écoute les retours des skateurs. Côté solidité, ils n’ont rien à redire. Mais un jour, un excellent skateur teste le troisième prototype réalisé. Et la planche ardéchoise n’a bien failli jamais sortir. Après de longues heures de discussions à essayer de comprendre ce qui n’allait pas, il rentre agacé à l’atelier. Il est alors 22h et il s’enferme pour réussir en deux heures à tout changer et produire enfin la planche définitive. C’est alors un grand soulagement.

Une volonté de travailler dans une démarche éco-responsable

Porteur de valeurs éthiques, bonne pour la planète et les hommes qui la peuplent, il utilise une colle à base d’eau et sans solvant toxique pour assembler ses planches. Comme nous l’avons dit précédemment le bois est local permettant aussi une mise en avant des richesses de notre département. Pour les décorations, là aussi tout est réfléchi. Les sérigraphies sont faites à base de peintures aqueuses également sans solvant. C’est un avantage pour la planète, mais aussi pour lui car sans produits chimiques il n’y a pas besoin de masque pour travailler, ni de danger.

Bientôt des skates 100% ardéchois

Il ne trouve pas de partenariat pour les roues ni les trucks et vend donc il vend pour l’instant seulement les planches. Mais 2021, il décide encore d’innover et de fabriquer les bushings et roues de skateboard en liège. Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il se lance aussi dans la fabrications de ses propres trucks. Tout cela est encore à l’état de prototype mais à Ardèche Actu, nous sommes sûrs que d’ici quelques temps, et avec sa ténacité habituelle, Plan7 et Samuel proposeront des skateboards et des longboards 100% ardéchois. Les prochaines étapes pour notre ardéchois ? Partager son savoir et son aventure Plan7 avec les autres aux travers de stage.

L’histoire est belle, et l’ardéchois fabrique entre 120 et 130 planches par an. Prêt à troquer votre planche habituelle pour une Plan 7 ? On vous laisse les liens en fin d’article.

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