///Ishtar Duo nous fait voyager de l’Irlande aux Balkans

Ishtar Duo nous fait voyager de l’Irlande aux Balkans

Ishtar Duo est un groupe fondé en 2015 par Maëlle Duchemin harpiste – chanteuse et Maëlle Coulange une multi-instrumentiste autodidacte, née à Privas. Elles nous font toutes les deux voyager entre l’Irlande aux Balkans.

Ardèche Actu : Pour commencer pourriez-vous nous donner l’origine et la signification du nom de votre duo ?

Ishtar est une déesse mésopotamienne antique, symbole mythologique de ces sociétés orientales qui nous plaisent tant. Elle est à la fois la déesse de l’amour et de la guerre, deux sujets très souvent représentés dans les chansons traditionnelles. La musique que nous jouons provient de la Grande Méditerranée, comme l’appelle le musicien Henri Agnel, et qui s’étend de la Scandinavie à l’Inde du Nord. La Mésopotamie, berceau de l’humanité, en est en quelque sorte le point central, et symbolise toutes les musiques jouées dans cette partie du monde.

Ardèche Actu : Quels sont vos parcours respectifs ?

Ils sont très différents l’un de l’autre : Maëlle Duchemin a débuté la harpe au conservatoire de Caen quand elle avait 7 ans. Après 10 ans, et son diplôme de fin d’études musicales en poche, elle passe 10 autres années à se spécialiser en musiques traditionnelles bretonnes, irlandaises, et grecques avec la harpiste Elisa Vellia. Elle effectue toujours des stages et des masterclasses avec des harpistes renommés quand l’occasion se présente, comme par exemple Phamie Gow ou Laoise Kelly. En plus de la harpe, Maëlle a travaillé le chant choral au conservatoire et ajoute à son répertoire des chants séfarades et des Balkans.

Maëlle Coulange, elle, est autodidacte. Après avoir débuté à la guitare électrique dans un groupe de métal, elle est tombée amoureuse des instruments à cordes pincées d’Orient et d’Occident, des sonorités anciennes, des répertoires traditionnels et médiévaux. Elle a commencé par acheter un instrument, puis un autre, jusqu’à pratiquer une quinzaine d’instruments dont certains ont été fabriqués sur mesure à sa demande par des luthiers spécialisés. Elle a appris la musique en écoutant, beaucoup, et en reproduisant ce qu’elle entendait. Elle a participé à plusieurs masterclasses avec Henri Agnel, et a travaillé avec des musiciens issus d’univers musicaux aussi variés que la musique trad française, irlandaise, scandinave, orientale, iranienne, indienne, mais aussi médiévale et Renaissance…

Ardèche Actu : Comment vous êtes-vous rencontré ?

Par le biais d’un autre groupe, Elven, dans lequel nous jouons de la musique irlandaise. C’est un groupe qui a 3 ans maintenant, avec lequel nous avons donné une cinquantaine de concerts et de bals irlandais un peu partout en Ardèche, mais aussi dans la Drôme, le Gard, le Cantal, la Haute Savoie… Nous étions une bande d’amis passionnés de musique irlandaise qui avons eu envie de jouer ensemble, et après quelques changements de line up, le groupe s’est finalement constitué des 7 musiciens actuels, auxquels nous ajoutons parfois des guests avec qui nous avons l’habitude de jouer.

Le répertoire irlandais nous plait beaucoup, mais nous avions envie d’aller au-delà, de partir vers l’Orient, et comme nos instruments se mariaient à merveille nous avons créé ISHTAR pour partir en voyage…

Ardèche Actu : On nous promet un voyage entre l’Irlande et les Balkans sur votre site (rires). Mais grâce à vous quels sont les pays que nous allons découvrir ?

Nous sommes dans le mouvement en permanence : le répertoire évolue, les pays et les langues dans lesquelles nous chantons changent, et nous jouons parfois des airs avec des instruments venus de l’autre bout du monde et qui n’ont pas du tout été conçus pour ces répertoires. C’est une volonté de montrer au public que toutes ces musiques ont des points communs, des similitudes, aussi différentes qu’elles semblent être au premier abord. Actuellement, nous partons d’Irlande et nous arrivons en Grèce, en passant par les Flandres, la Sicile, la Galice, l’Auvergne, la Bretagne, l’Arménie, Israël, tout en laissant une large place à l’improvisation. Et nous allons prochainement étendre ce répertoire au monde Séfarade, de l’Andalousie à la Turquie…

Ardèche Actu : Vous jouez avec de nombreux instruments ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces différents objets ?

Vaste sujet, puisqu’à nous deux nous avons sur scène plus de 80 cordes ! Tout d’abord il y a la harpe celtique, plus petite que la grande harpe classique (mais aussi plus facile à transporter, ce qui est loin d’être négligeable quand, comme nous, on voyage beaucoup !). Si la harpe est couramment utilisée en musique irlandaise ou bretonne, elle est en revanche beaucoup plus rare dans les musiques orientales, ce qui rend l’utilisation que nous en faisons plutôt originale. Ensuite il y a la mandole, grande cousine de la mandoline, utilisée pour les musiques traditionnelles françaises, irlandaises ou scandinaves. Le plus petit de la famille – mais pas le moins sonore ! – est le cistre Renaissance, copie d’un instrument du XIème siècle, qui ressemble à une petite mandoline, et que l’on peut voir et entendre dans notre clip vidéo Čarlama. Puis en allant vers l’Orient vient le oud, le luth traditionnel joué de l’Espagne à l’Iran, en passant par le Maghreb et le Moyen-Orient, et enfin le rabab afghan, à la sonorité envoûtante que nous vous laisserons découvrir en concert…

Ardèche Actu : Un album disponible ? Si oui comment se le procurer ?

Pas encore, mais c’est l’un des projets d’ISHTAR ! Nous travaillons en ce moment sur le répertoire et les arrangements. L’album verra le jour courant 2017… Soyez attentifs !

Ardèche Actu : D’autres projets en perspectives ?

Comme nous l’évoquions plus haut, le répertoire d’ISHTAR est perpétuellement en mouvement : d’une part nous avons envie de varier les airs, les chants, les répertoires, mais surtout nous avons en réserve un grand nombre de morceaux magnifiques venus de contrées lointaines ou d’à côté de chez nous, et que nous avons très envie de vous faire découvrir ! De plus, nous avons créé le spectacle «De l’Orient à l’Occident» avec la danseuse orientale Emilie Tourrette, qui enseigne la danse entre Aubenas et Largentière, qui a écrit des chorégraphies sur les musiques que nous jouons, et dans lesquelles elle utilise des accessoires aussi enchanteurs que les éventails-voiles ou les ailes d’Isis…

En plus d’ISHTAR, nous avons des concerts et des bals irlandais avec ELVEN, divers projets ponctuels en parallèle, et un répertoire de chants de marins en trio avec le chanteur Maxim O’Connor, Les 3 Mâts…

Informations, photos et dates de concert : http://www.ishtarduo.fr/
Elven : http://www.elven07.fr

Crédit photo : Laureline Fusade

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