La faille du temps de Jean-François Perret

///La faille du temps de Jean-François Perret

La faille du temps de Jean-François Perret


Jean-François PERRET est journaliste mais surtout passionné d’archéologie et de préhistoire. Il fut en poste en Ardèche, à Privas au sein du Dauphine Libéré. Il présente un roman La Faille du temps dont le cadre est la grotte Chauvet dans une interview qu’il a accordé à Ardeche Actu.

Tout d’abord vous êtes resté quelques années Ardèche. Quel souvenir en gardez-vous ?
Un département qui marie la qualité de vie, un environnement exceptionnel, un patrimoine riche. Et surtout, des gens très accueillant. J’y ai beaucoup d’amis très chers. Je n’oublierai jamais mes années ardéchoises… Quinze ans gravés dans ma mémoire.

Vous êtes journaliste mais aussi passionné de préhistoire et d’archéologie. Qu’est-ce qui vous a fait choisir le journalisme plutôt que l’archéologie ?
Lorsque j’ai fait mes études, le métier d’archéologue n’était pas à la portée de tout le monde. Le parcours de formation pour ce métier était long, coûteux… Et les postes, relevant uniquement de l’Etat, étaient moins nombreux qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas d’archéologues de collectivités (villes, départements, régions) ni de privés. Donc, il y avait l’incertitude des débouchés. Mais avec le journalisme, j’ai souvent croisé la route des archéologues. J’ai pu, en maintes occasions, joindre l’utile à l’agréable. Faire mon travail de journaliste en interviewant des archéologues travaillant sur des sites très intéressant. En Ardèche, ce fut le cas avec Alba-la-Romaine. Et bien sûr la grotte Chauvet, qui restera « le » dossier emblématique de toute ma carrière. Et aujourd’hui dans la Nièvre, j’ai aussi la chance de pouvoir faire des articles sur Bibracte, la capitale des Eduens, là où Jules César s’est installé pour écrire ses Commentaires de la guerre des Gaules, durant l’hiver 52 avant JC.

Vous étiez donc en poste lors de la découverte de la grotte Chauvet. Quelle a été votre réaction lors de l’annonce de la découverte ?
La surprise. La fébrilité d’en savoir rapidement plus sur ce site et son ancienneté. J’étais constamment à l’affût d’informations, de photos des peintures. Et de contacts avec le monde des préhistoriens. Enfin, lorsque j’ai vu les premières images du panneau des lions, j’étais dans un état… Cloué debout ! J’étais loin d’imaginer que Cro-Magnon avait tant de talent ! Je me souviendrai toujours des semaines qui ont suivi la découverte. Je vibrais chaque fois que je pouvais écrire un article sur cette extraordinaire grotte. Lire des ouvrages consacrés à cette cavité, écouter et regarder des émissions ou dialoguer avec des préhistoriens reste toujours aujourd’hui, dix-huit ans après la découverte, un vibrant plaisir.

Quel est votre sentiment sur la présentation de la grotte Chavet au patrimoine mondial de l’Unesco ?
C’est une démarche que je soutiens depuis le premier jour. Elle est logique. Et je ne comprendrais pas que l’Unesco ne classe pas cette grotte qui est sans doute le plus émouvant témoignage artistique de l’humanité.

Aujourd’hui c’est en tant qu’écrivain que vous venez vers nous avec le livre La faille du temps. Vous le présentez comme un roman préhistorique. Pour quelle raison ?
Parce qu’une grande partie de l’histoire se déroule au temps de Cro-Magnon, à l’époque aurignacienne. C’est-à-dire celle des artistes qui ont peint les plus anciennes fresques de Chauvet. C’est sans doute un rêve que font bien des gens. Se retrouver à cette époque… A travers ce roman, mon objectif est de partager toutes les connaissances acquises sur la grotte Chauvet durant mes années ardéchoises. La faille du temps, c’est, certes, une fiction, mais j’y intègre des éléments réels tirés des recherches dans cette extraordinaire grotte.

Pensez-vous écrire de nouveaux livres ?
Oui ! En changeant d’époque. J’emmènerai les lecteurs chez les Eduens (peuple celte), dans l’enceinte de l’oppidum de Bibracte, dans le Morvan gaulois. Au moment où Jules César écrit son ouvrage Les Commentaires de la guerre des Gaules. Ce sera, là aussi, un roman.

Extrait du livre

« J’ai traversé le temps… »

Ainsi débute l’étrange lettre d’adieu qu’Alex Leloup adresse à son fils Kévin avant de disparaître sans laisser d’autre trace.

Pour retrouver son père, le jeune homme devra marcher dans ses pas et découvrir ce que ce paternel- passionné de préhistoire – a vécu bien avant sa naissance. Mais si ce retour dans le passé n’était pas qu’une image ? Si le secret d’Alex n’était pas enfoui dans les décennies écoulées mais caché au fond d’une grotte il y a quelque trente-deux mille ans ? Et si pour rejoindre ce père, original et mystérieux, Kévin devait accomplir l’inimaginable et franchir, à son tour, la faille du temps…

Par sa connaissance de la préhistoire et un sens aigu de la narration, Jean-François Perret nous entraîne dans cette folle aventure, à la fois fantastique et émouvante, retissant les liens familiaux en parcourant la petite et la grande histoire.

Titre du livre : La faille du temps
Auteur : Jean-François PERRET (préface Jean Clottes)
Edition : Flagrant d’élie
ISBN : 9791090236028
Site de l’éditeur : http://editionsflagrantdelie.blogg.org/